Inconfort digestif
- Maria PONSA
- il y a 6 heures
- 2 min de lecture
La digestion est un sujet qui revient souvent dans les inconforts ressentis au quotidien
Les inconforts peuvent être ressentis soit au niveau digestif « haut » c’est-à-dire au niveau de l’estomac ou « bas » au niveau de l’intestin.
La plainte la plus fréquente, est celle des ballonnements. Les gaz sont produits naturellement (entre 0.5 à 1.5 litres/j) lors de la décomposition des aliments et normalement cela circule sans souci, mais il y a des jours où les gaz s’accumulent davantage en créant une sensation de douleur.
Les raisons :
Le contenu de l’assiette, les associations plus ou moins compatibles, le rythme de la vie, les émotions, l’état du microbiote, la constipation. Certains aliments sont plus fermentescibles mais ne vont pas pour autant provoquer de l’inconfort chez tout le monde, c’est une affaire personnelle liée à son microbiote diffèrent d’une personne à l’autre. L’inconfort ressenti ou pas, est lié à la composition de la flore intestinale ainsi que son « entrainement » à digérer les fibres prébiotiques.
Des émotions négatives comme la colère, mais aussi toute situation de stress et la fatigue, vont aussi impacter le bon déroulement de la digestion.

Quels sont des éléments clés pour une digestion sereine ?
Manger avec conscience, éviter de manger vite fait
Adapter le contenu de l’assiette en fonction de la capacité digestive, certaines personnes digèrent vite, d’autres lentement. Inclure dans les assiettes les aliments que vous pouvez digérer. Le sucre ainsi que les additifs et édulcorants ralentissent la vidange de l’estomac. Adapter les quantités (ne pas surcharger l’estomac) et privilégier les cuissons douces. Au diner préférez des repas plus simples, sans alcool ni fritures.
Prendre soin de son microbiote et transit : il ne suffit pas de prendre des probiotiques ou des postbiotiques (ils doivent être en fonction de votre besoin), il faut aussi les nourrir, entretenir l’état du colon, avoir des éliminations régulières ni accélérées ni lentes et éviter l’inflammation. Les fibres prébiotiques (poireaux, topinambour, oignons, etc) et les aliments fermentés (kefir, choucroute, miso, yaourt) permettent d’entretenir un bon microbiote.
La chaleur : la chaleur facilite le travail digestif et relaxe les muscles pour que les gaz avancent sans se coincer. L’utilisation de tisanes aux vertus digestives en petite quantité après le repas est bénéfique.
Les plantes aux vertus digestifs comme la mélisse, fenouil, anis, gingembre, menthe… associés à la chaleur, améliorent la digestion, augmentent la motilité intestinale et l’absorption des gaz. Certaines plantes et épices invitées dans les plats vont également être favorables. Parmi eux, le curcuma, curry, cumin, coriandre, sarriette, marjolaine, romarin…
Le mouvement : une marche digestive de 10 à 15 minutes stimule le transit intestinal et favorise l’élimination des gaz accumulés. L’activation des muscles abdominaux relance aussi la motilité digestive. Il est également possible de masser doucement le ventre de la droite vers la gauche ou encore quand on le peut s’allonger et ramener les genoux vers la poitrine en respirant lentement.
La complémentation : Elle doit être ajustée avec attention, en fonction des besoins personnels comme par exemple l’inflammation chronique ou ponctuelle, le microbiote et sa nutrition, l’intégrité de la barrière intestinale, l’état des autres organes de la digestion comme le foie, vésicule biliaire, pancréas.


